
Je suis arrivée à Lizières, munie d’un carnet, contenant mes rêves dans lesquels apparaissent des animaux. Je me suis balladé dans le parc et les environs du village, enregistrant sons et images, afin de les transposer dans le territoire d'Epaux-Bézu et leur donner vie.





J'ai réécris les rêves notés de manière à ce qu'ils se détachent du je pour aller vers le jeu...




Quelques notes photographiques
Douze rêves ont été réécris et trois pièces sonores ont été réalisées à Lizières à partir de trois rêves d'animaux faits à Marseille. J'interprète souvent ces rêves "urbains" comme un appel à me rapprocher de la nature et de ma part animale".
J'ai choisi d'installer mon studio dans une pièce non isolée, aussi je devais parfois arrêter les enceintes pour savoir si les sons que je travaillais provenaient de mes enregistrements ou de l'extérieur, j'ai souhaité restituer les pièces en laissant ouverte cette confusion à l'écoute, créer un parcours visuel et sonore qui permette d'entendre les oiseaux in situ et les oiseaux à l'intérieur de mes pièces sonores, qui permette de voir un chat, des fleurs sur des photographies et de les retrouver sur le chemin menant d'un espace à l'autre.
Préambule
Rêve du lavabo, Marseille, Printemps 2021
"Le lavabo déverse des plantes par le robinet.
Elles sont très vertes, flasques et humides."




Vers la maison cousue de fil d'or
"
"Une femme. Un homme brun. Un homme blond. Une forêt.
Il faisait jour, on voyait des loups derrière les arbres.
Ce n'est pas dangereux tant qu'il fait jour...."




La femme marche dans le paysage, qui ressemble fort à une plaine. La végétation y est très sèche. Le sol, terreux.
Dans son dos, un chien la rattrape...
Le chien-loup



Ramuntcho Matta m’a demandé de proposer un «dimanche idéal», un pique-nique, métaphore de mon travail, gustativement, visuellement, sonorement.


On vient de s'acheter des violons... alors tout le monde se sent très à l'aise pour improviser après notre performance.



J’ai proposé d’abord un parcours: une installation visuelle et sonore répartie en plusieurs lieux... , un pique-nique aux saveurs colorées et enchevêtrées, l’écoute de trois pièces sonores retraçant trois rêves d’animaux, une performance avec le musicien Louis Laurain sur la quatrième pièce en cours de construction, une performance participative au cours duquel nous avons mis en sons et en voix collectivement, les rêves d’animaux du public présent à l’aide de flûtes à coulisses et appeaux offerts aux participants, une improvisation musicale dans le jardin






